EN CHIFFRES

Environ 50% des femmes enceintes ne sont pas immunisées contre la toxoplamose. Chaque année en France, environ 5 000 futures mamans, soit un peu moins de 1% des grossesses, font une séroconversion au Toxoplamsa Gondii.

LA TRANSMISSION MATERNOEFOETALE
Que vous ayez contracté la toxoplasmose lors de votre grossesse ne signifie pas que votre enfant soit lui même contaminé. Ce qu’on appelle la transmission maternofoetale n’est pas systématique.Les chiffres de la transmission maternoefoetale lissés sur l’ensemble des périodes de la grossesse
La transmission maternofœtale est , tous termes confondus, environ de 25%. Cela représente entre 1 000 et 1 200 enfants contaminés par an en France.
Parmi ces enfants, les atteintes et leur degrés de gravité sont répartis comme suit :
- 70% ont une atteinte infraclinique, soit sans symptômes ou signes cliniques de maladie évidents
- 25% ont une forme légère, surtout oculaire
- 5% ont une forme grave avec  des manifestations neurologiques (hydrocéphalie, microcéphalie …).
Les chiffres de la transmission maternofoetale par trimestre de grossesse
Le risque fœtal et sa gravité sont liés au moment de la séroconversion :
- Au 1er trimestre : le risque de transmission est inférieur à 5%. En revanche, si le fœtus est contaminé, il existe un fort risque d’incidence neurologique grave et de perte foetale.
- Au 2e trimestre : le risque de transmission est estimé de 10% à 20% avec un risque intérmédiaire pour le foetus,
- Au 3e trimestre : le risque de transmission est supérieur à 50% mais est généralement infraclinique ou avec des atteintes fœtales limitées (surtout oculaires).Nota Bene: Certains articles donnent un découpage encore plus précis des périodes de grossesse et du risque foetal en cas de transmission, à l’instar de celui de Doctissimoe.fr  (tableau récapitulatif de ces risques ci-dessous) :doctissimo-infection-foetale-selon-terme-grossesse

On peut éventuellement le mettre en regard de celui communiqué par la Haute Autorité de santé:

HAS-toxplasmose-infection-foetale-selon-terme

LES CONSéQUENCES D’UNE CONTAMINATION FOETALE
La fréquence de la toxoplasmose congénitale est estimée entre 1 et 2 cas pour 1000 naissances, ce qui représente 1000 à 2000 cas annuels.
Nous n’avons pas trouvé de chiffres officiels sur  les conséquences liées à la contamination fœtale. En revanche, la Haute Autorité de santé a publié les résultats d’une étude menée en 2004 sur 1506 femmes enceintes  » ayant présenté une séroconversion toxoplasmique en cours de grossesseet ayant bénéficié d’une prise en charge identique dans un même centre, sur la période 1988-2001. A la naissance, les enfants ont été examinés et traités de façon homogène. Ils ont été suivis sur une période médiane de 6 ans.

Au total, 53 grossesses ont eu comme issue, soit une fausse couche spontanée (n=22 dont 6 infections toxoplasmiques prouvées), soit une interruption médicale de grossesse (n=27 dont 16 infections prouvées), soit un enfant mort n
é (n=4 dont 3 infections prouvées). Les 1 453 grossesses ayant évolué jusqu’au terme ont donné lieu à la naissance de 1 466 enfants vivants. Parmi ceux-ci, 1 384 (94 %) ont pu être examinés afin de confirmer ou d’infirmer une toxoplasmose congénitale : une infection a pu être diagnostiquée chez 358 enfants (26 %) dont 327 ont été suivis sur une durée de plus de 6 mois. Les tableaux 3 et 4détaillent les manifestations cliniques recensées chez ces enfants au cours du suivi.
toxoplasmose-manifestations-cliniques-infection-foetale
toxoplasmose-lesions-occulaires

 

LES RISQUES D’IMG
Tous les parents la craigne mais les indications de l’interruption médicale de grossesse (IMG) « se sont beaucoup raréfiées » indique la Faculté de Strasbourg :
« La preuve de la transmission maternofoetale, après amniocentèse, est une condition nécessaire mais non suffisante.
L’IMG sera discutée au cas par cas mais n’apparaît pleinement légitime que dans les séroconversions qui ont lieu au 1er trimestre et associées à la présence de signes échographiques de gravité comme l’ hydrocéphalie ou la microcéphalie.
Elle suppose le consentement éclairé de la patiente et l’accord écrit d’un Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. »