Après la naissance

Dans tous les cas, une surveillance d’au moins 6 mois, en particulier biologique et ophtalmologique, sera entreprise à la naissance du bébé.
La poursuite de la recherche d’une transmission maternofoetale se fait même quand l’amniocentèse a révélé un résultat négatif, même quand les signes échographiques n’ont indiqué aucun signe d’une contamination fœtale.

 

Le bilan néonatal qui permet pas d’identifier une éventuelle contamination pendant la grossesse, repose sur 3 leviers d’analyse:

 

1- Une échographie transfontanellaire :
Elle permet d’identifier d’éventuelles lésions cérébrales.
Si aucune lésion n’est identifiée, alors on peut définitivement écarter les menaces de conséquences d’une contraction de la toxoplasmose in utéro sur le plan cérébral. Seules les menaces ophtalmologiques persistent.

 

 2- Le fond d’œil:
Le premier est effectué quelques jours après la naissance de bébé (attention à ne pas se laisser impressionner par le petit côté Orange mécanique!).
Même si aucun souci n’est identifié,  le risque n’est pas écarté car il peut se manifester jusqu’à 1 an après. On maintient donc les recherches de traces éventuelles de contamination, en effectuant des analyses sanguines.
3- L’analyse de sang du bébé:
La première analyse sanguine est effectuée avec le sang récupéré le jour de la naissance. Elle permet de faire le point sur les anti-corps présents dans le sang de bébé et déterminer en fonction s’il y a eu une contamination pendant la grossesse et quelles sont les mesures à prendre.

> Dans tous les cas, bébé à au moins récupéré vos anti-corps IGG. On retrouvera donc la présence d’IGG dans son sang. Mais on cherchera à identifier si ces IGG sont du même groupe ou appartiennent à 2 groupes différents. Comprendre: s’il n’ y a qu’un groupe d’IGG ce sont sûrement vos IGG et s’il y a 2 groupes d’IGG, ce sont sûrement les vôtres et les siens

 > Si on identifie 1 groupe d’IGG, ce sont généralement ceux de la mère. Si c’est le cas, le bébé finira par les éliminer. On procède donc à des prises de sang régulières (tous le 2 mois) jusqu’à ce qu’on ne trouve plus de trace de ces antic-corps. On obtient ainsi la confirmation que le bébé n’a jamais contracté la toxoplasmose. Cette élimination est progressive et peut durer de 6 mois à 1 an.
> Si on identifie 2 groupes d’IGG, il y a probablement ceux de la mère mais aussi ceux du bébé. On considère alors que le bébé a été contaminé in utéro. L’enfant se verra alors administré un traitement par association d’antibiotiques pyriméthamine-sulfamide pendant 1 an et fera également l’objet d’un suivi ophtalmologique régulier jusqu’à son adolescence.

 

> Si on identifie des IGM, on sait que l’infecton in utero est certaine. Le suivi et le traitement sont les mêmes que dans le cas où l’on identifie 2 groupes d’IGG.

 

 

Dans certains cas, seront effectués en complément:
- un électroencéphalogramme
- une ponction lombaire
- une scanner